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« journal/extrait/hum.eurs » 2012-01-18 / E.5131

 

on parle pas politique !

le broyé du poitou, chaque matin… et deux cafés, siouplaît
le broyé c’est le retour de vacances, petit
l’eden de la vie, ving/vingt-cinq, aussi

trop dur, un peu mou, juste « comme il faut »
+ deux cafés à tordre
le broyé ne se casse jamais comme tu le prévois
plaisir dangereux

c’est l’adagio indus metal hardcore
une bonne berceuse pour le matin, t’y plantes difficilement tes dents
avec ses deux à cafés à tordre

pour la troupe, c’est lait chocolatine

vide et trop plein
trop plein de j’amortis la balle avec la tête, la poitrine
j’ai plus d’œil
vide de lucarne

fort heureusement
il y a les « à deux têtes »
et je creuse
et je souris
et je m’acharne
et je noircis

mes mots associés, seule activité de la fève à tous les coups

E. et mots associés

« tout à l’heure »
ne t’y trompe pas
« tout à l’heure, avant, hier »
« tout à l’heure » signifie : j’évoque un repère temporel
les autres mots sont vidés, en vrac
et « tout à l’heure avant hier », c’est effectivement « hier »
ou « dans cinq minutes » ou « l’été dernier »

c’est à la discrétion de son petit auteur

on parle la même langue
quand il se jouera des sons, je lui offrirai un carnet

il porte un vieux pyjama
déjà d’occasion pour l’aînée

les ondes lui parviennent, jusque sous la couverture de ses yeux fatigués
« on » parle d’un bateau couché…
le bateau couché, symbole de bien des choses…

je ne reconnais souvent pas mes semblables, quel que soit leur âge
ils portent sur eux, bien souvent, la marque de leurs ennemis
s’abreuvent aux sources plus que souvent du trompe-l’oeil
et se plaignent, les mains dans les poches
tout le temps

tout le temps

tout le temps

salut les parano(e)s !
E.

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« un rien l’habille » ©E.5131

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janvier 18th, 2012 by