/// les hum.eurs du sieur E. -11- ///

« la campagne -2-« 

« la campagne -1-«  <– c’est là, clique !

quel spectacle…
le E. interroge.

beaucoup lui répondent qu’ils ne reconnaissent pas là un président… ils ajoutent que ce n’est pas une fonction qui les emballe plus que ça, mais que… tout de même… il y a des limites.
qu’on serait en droit d’attendre autre chose de l’homme élu par le peuple… que quitte à jouer le jeu de la présidence, autant le jouer en respectant un peu les règles, les hommes, les femmes, les différents groupes humains.
quoi qu’ils pensent de sa politique, ils sont choqués, en premier lieu, par les petites phrases, les intimidations sur les plateaux des journaleux, les insultes suivies d’un grand rire. ils reprennent, pour le qualifier, le mot d’Emmanuel Todd : hyper-menteur.

comme un élève de 6ème, il aime l’anaphore. procédé qui consiste à répéter les mêmes mots au début de chaque phrase. procédé poétique à la portée de tous – ceci expliquant cela.
après le « j’ai changé », le « j’ai appris », le « j’ai compris », il offre hier à son électorat un vibrant « il ne faut pas mentir », répété cinquante fois.
s’il a appris, me dit mon voisin, il faut espérer que ce soit où se trouve la porte de sortie…

s’il a appris et compris, on peut se demander ce qu’a appris son électorat.  les électeurs trompés en 2007 se jetteront-ils de nouveau dans le piège tendu ? il y a de la lourdeur dans l’anaphore du jeune élève… mais c’est une figure de style très efficace. c’est un exercice de style peu subtil, mais très efficace. il s’agit de taper, taper, taper sur l’adversaire, marteler, lui refaire son portrait (« fatigué », « discours vide », « à bout de souffle », « dit systématiquement le lendemain le contraire de ce qu’il a dit la veille »). les mots sont jetés, reste à attendre…

et les les choses vont bon train. trente secondes plus tard, le bandeau « urgent » – au bas de la page « info » (hum… no comment) – reprend les paroles, le verbe, la nouvelle réalité… confectionnée pour les naïves oreilles, manipulées, comme devant un joli spot de pub.

reste à attendre…

attendre que les journalistes reprennent en chœur et en mode répétition  – en boucle – au fil de l’actualité, ces/ses mots. réalité ou non, c’est le discours du jour, de la semaine – et qui sera repris par tous ses « collaborateurs ».

et cela fera son chemin – son effet – dans la population.
les actes, les paroles… la puissance du verbe (cf. « la campagne /1 »).


les paroles restent – et c’est vrai, imprègnent les cervelles, quelles que soient les réalités. ah ! ceux qui pensent qu’ils ont déjà gagné… feraient bien de se méfier.

sans compter que leur poulain, malmené sur sa droite, risque l’être aussi sur sa gauche… c’est pourquoi il brandit, d’ores et déjà, la pancarte « vote utile ».
un 21 avril bis ?

du vote utile ? inutile ? le E. en parle dans « la campagne -3-« .

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as-tu remarqué ? dehors, la nature ouvre un œil et les jeunes pousses sont rouges.

ce matin, le parti compte un adhérent de plus.

et s’il n’est pas Place de la Bastille, aujourd’hui…
une main – au moins une –
paume gauche placée sur la pierre ancienne, tente l’impossible…

il faut lui donner sa chance.

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salut les parano(e)s !

E.

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« sans titre » ©E.5131

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mars 18th, 2012 by