/// 356. / de la démocratie… ///

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imaginons que j’écrive (et achève) un livre qui se mêle de politique – oh, le gros mot… / (il interrogerait la démocratie et commencerait là…) /

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/// Pourtant le peuple avait voté… ///

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Un gars m’explique à la radio, car il faut faire de la pédagogie, qu’il faut s’adapter au monde dans lequel on vit – le monde de la concurrence -, qu’il faut faire des sacrifices et que la Loi El Khomri est, en ce sens, une bonne loi. Ce gars porte, comme tous les autres de sa condition, la bonne parole économique, académique*, la pensée unique type TINA** à la Thatcher, la seule acceptable, semble-t-il. Accessoirement, je ne connais ni son salaire mensuel, ni ses privilèges…
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Rapidement, je pense que certains font des sacrifices quand les autres se gavent de dividendes. Que ces derniers vont continuer à détériorer les conditions de travail de celui qui en a encore un, à fabriquer des chômeurs, à licencier donc, tout en montrant du doigt les “assisté-e-s”. Que les pires d’entre eux cachent des milliards à l’étranger pour ne pas payer d’impôts, tout en déclarant ensuite qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’état et qu’il faut faire des sacrifices.
Mais surtout, c’est le mot là… Oui, ce mot… Concurrence.
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Ma cervelle explose en milliards de morceaux, se désintègre pour saisir le mot et me ramener en 2005, à quelques jours du Référendum.
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Je suis à table et je lui explique pourquoi je voterai “NON”. Lui me répond que tous les médias sont pour le “OUI”, ainsi que tous les économistes et qu’on doit se tromper.
Outre le fait que je veux une Europe d’abord Sociale et que lui pense qu’on peut accepter de commencer par une Europe Économique qui amènera la Sociale, nous convenons ensemble qu’une expression ne passe pas : “la concurrence est libre et non faussée”.
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Le dimanche qui suit, la France vote “NON” :
Le 29 mai 2005 à la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ? », le “NON” recueille 54,68 % des suffrages exprimés.
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Le 04 février 2008, l’UMP et le PS, au congrès de Versailles***, passent en force, afin de pouvoir adopter les mesures refusées par les électeurs : est-ce un déni de démocratie ?
On nous dit maintenant qu’il faut faire des sacrifices parce qu’on vit dans un monde de concurrence. A cause de qui ? Qui en souffre, qui l’a choisi et imposé aux autres ? Qui en profite ?
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L’Oligarchie est au pouvoir. Il s’agit de l’en déloger.
Salut les parano-e-s !
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***Le Monde 04.02.2008 (extrait) : Deux ans et demi après le « non » au référendum au traité constitutionnel européen, les parlementaires réunis à Versailles ont adopté, lundi 4 février, la révision de la Constitution nécessaire avant la ratification, par la France, du traité européen de Lisbonne.
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Le titre XV de la Constitution devait être modifié puisqu’il fait référence au « traité établissant une Constitution pour l’Europe signé le 29 octobre 2004″, rejeté par référendum. Le nouveau texte remplace le précédent, précisant que la République « peut participer à l’Union européenne dans les conditions prévues par le traité de Lisbonne modifiant le traité sur l’Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne, signé le 13 décembre 2007. »
A lire ICI.
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mars 12th, 2016 by