/// 2020-1 / journal du E. ///

cela sera moins simple qu’il n’y paraît puisque je viendrai sans crier gare afin de corriger, ou de modifier, le texte, à tout moment…
« tu nous prends pour des débiles…? », s’esclaffe Alf…
« tu parles d’un journal…! », s’écrie Kri…

je n’ai cherché à rassurer personne : « y en a partout… des lignes, des lignes noircies, ici, là, dans un ordi cassé, dans des disques durs perdus… des lignes…

de lignes en lignes, écrirait le E. »

des caractères lâchés, par milliards, qui se répandent, voyagent d’un bout à l’autre du réseau, chaque jour…
alors… à quoi bon y revenir…? n’as-tu pas perdu suffisamment de temps avec tout ça…?

j’ai répondu : « c’est que les mots débordent… et pour les contenir, de même que les pensées, mieux vaut les poser… quelque part… ici, là… »

c’est moins parce que c’est le début d’année que parce que le moment me paraît mériter quelques secondes…

hier…

hier, Trump dégomme un responsable iranien et c’est aujourd’hui « qu’on » évoque des représailles et donc la possibilité du chaos… d’un conflit mondial… « on » dit, ailleurs, qu’il aurait commencé il y a belle lulu… mais « on » n’en sait pas grand chose…

hier, Carlos (non pas le méchant) « s’est enfui et a trouvé refuge »… je crois que c’était les infos d’Inter… le choix des mots… Carlos ne s’est pas évadé, Carlos n’est pas un voyou… Carlos est l’ami des puissants…

hier, Aliasse Lamoyenne a fêté ses 16 ans…

hier, « on » a peu évoqué les incendies en Australie… les terres ravagées posent problème au Brésil (y a un méchant au pouvoir – on ne rappellera pas comment il y est parvenu), un peu en Afrique… « on » n’évoque peu l’Australie… je n’en connais ni les causes ni les conséquences … je vois juste les images… les australiens qui prennent l’océan… des familles sur des bateaux (ce ne sont pas les mêmes embarcations que celles qui font naufrage en mer Méditerranée), des kangourous qui fuient, des koalas qui brûlent… pourquoi ne pas parler de ce continent…? parce qu’il nous ressemble…?

« on » préfère parler d’ici, peut-être… on préfère parler de justice…

justice…

« Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

« Les Animaux malades de la peste », Fables, Jean de La Fontaine (1678).

ces quelques lignes, donc, pour reprendre le chemin de l’écriture…

et si celles-ci ont une sale odeur âcre d’actualité politique, de tract écosocialiste brûlé sur les bords, gageons que le E. viendra se promener dans les coins pour proposer autre chose… un peu de son univers… bientôt…

« Crée, et non produis… », E.5131, Manolo on Juliet.

le 03.12.2020 / le journal du E. / les écrits un peu vains… vains…

le E. parle de lui à la 3ème personne parce que
le E. est un autre
le E., c’est moi
ah, insensé qui crois que le E. n’est pas toi…

janvier 3rd, 2020 by