Category: textes

décembre 8th, 2015 by humtoks

–> /// Lettre à Lagrande  /-1- /// <–

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/// Lettre à Lagrande / -2- ///

Dans quelques mois, tu auras le droit de voter…

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II. Comment vais-je réagir…? /

De façon encore plus claire qu’avant.
Je suis et j’agis sur différents terrains et, s’il m’est possible, je n’en déserterai aucun. Le terrain associatif, le terrain syndical, le terrain amical, le quartier, la famille, le sourire, le bonjour, le je laisse passer les piétons… et le terrain politique.

Au boulot et sur le terrain associatif, j’ai compris qu’on ne pouvait que réagir, qu’il est impossible d’avoir la main. C’est « le politique » qui décide. C’est donc là qu’il faut aller, sur le terrain politique, pour prendre l’initiative au lieu de toujours courir après l’adversaire…

On te dira que « le politique » travaille pour une oligarchie dont il fait partie et qui le domine. Je t’en dirai un mot un autre jour.

Les décisions qui influencent chacune de nos vies se prennent dans des assemblées, des conseils, et sont votées par des élu-e-s. Ce sont les élections qui portent ces élu-e-s aux responsabilités.
Je peux réclamer la prise en compte du vote blanc, et voter blanc, réclamer la prise en compte de l’abstention et arrêter de voter, cela ne changera rien au système.
Vouloir gagner au monopoly en jouant au football est un drôle d’idée…

Ces élu-e-s, donc, utilisent les deniers publics et font des choix en fonction de leur couleur politique. Je milite et je vote pour un mouvement qui propose des politiques écologiques, sociales/anticapitalistes, et promeut la prise en compte réelle de la parole des citoyen-ne-s (grâce aux assemblées citoyennes, au non-cumul des mandats, au non-cumul des mandats dans le temps, à la révocation possible des élu-e-s, au travail collectif des élu-e-s avec les citoyen-ne-s avant vote en assemblée ou en conseil, etc.).
Donc, je ne déserte pas le terrain politique, je porte ces valeurs (qui sont les miennes…), tout en veillant à poursuivre les autres moyens de mobilisation. Je me trompe, je suis berné ? Peut-être…

J’avance toujours avec le doute, mais je pense que pour changer le système, il faut être dans le jeu et prendre la main. C’est aussi simple que ça.

Comme quelques autres, je crois que c’est là*, quelle que soit la forme prise par le mouvement collectif, que ça se joue. Je suis avant tout un citoyen qui agit là où il lui semble que ce sera le plus efficace. Voilà pourquoi je n’aime pas qu’on me réduise à ce mot : encarté-e.

Je suis berné… Peut-être.

Attendre que ça passe tout seul, c’est espérer, sans bouger, que le rouleau-compresseur arrête sa course folle à quelques millimètres de ton visage… Je ne prie pas.

Tu as compris que mon point de vue est réfléchi, s’appuie sur une observation sévère, mais que je peux être dans l’erreur.
Je te donne des clés, tu en trouveras d’autres et tu ouvriras les portes que tu veux.

Ce que j’entends, moi, dans ce 1er tour des Régionales (même si ce n’est pas la seule information de taille…), c’est  que beaucoup ont préféré l’abstention au vote « Front de Gauche » parce que le Front de Gauche est quasi invisible, inexistant, et incapable d’aller au 2nd tour.

Alors autant s’abstenir pour faire partie des vainqueurs du jour : les abstentionnistes !
Ainsi, un message est envoyé aux « politiques »… Message qui a été entendu d’ailleurs. Les élu-e-s défilent depuis hier soir sur les ondes pour le rappeler : « Le message a été entendu »… comme en 2002, comme en 2007, en 2012, en 2014…

*IV. Le Front de Gauche / (ou la forme, inconnue encore, qui prendra le relais…) /

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— Alors, ça va, toi…?

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Hum Toks & E.5131

La suite : /// la lettre -3- / III. L’abstention ///

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/// "ça, c'est quand le E. s'amuse... / (tu viens jouer, avec lui...?)" / ©E.5131 ///

/// « ça, c’est quand le E. s’amuse… / (tu viens jouer, avec lui…?) » / ©E.5131 ///

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décembre 7th, 2015 by humtoks

/// Lettre à Lagrande / -1- ///

Dans quelques mois, tu auras le droit de voter… (7 décembre 2015)

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J’aurais beaucoup à dire sur chaque point abordé //je sais, je te connais, papa…//, mais je vais essayer de synthétiser ma pensée de manière à te rendre tout ceci lisible et compréhensible. Je développerai plus tard.

Comme à chaque fois qu’on échange ou que je réponds à tes questions, je vais te dire que peut-être que je me trompe et qu’il faudra te faire ton propre avis en creusant toi-même, en croisant, en comparant, en confrontant les différentes lectures du monde possibles… et la tienne.
Il faut savoir se faire confiance.

Bonne fête, ma grande !

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INTRO /

On a du mal à pavoiser ce matin.
Le drapeau, on le range.
En forme de flamme, hein… c’est moins tentant.

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I. Je l’avais dit… /

Lendemain du 1er tour des Régionales 2015 : le FN vire en tête.

Je croise un copain, en ville.
— Alors, ça va, toi ?

Oui, je suis militant Front de Gauche… Ce résultat, donc, me concerne… D’où la question.

Mais je m’interroge : pourquoi les militants politiques devraient-ils se sentir plus concernés que les autres par ce résultat…?
Plus déçus, plus vaincus, plus atterrés, plus combatifs, plus défaits, plus braves, plus à l’attaque…?

Les lendemains d’élections se ressemblent tous. On dirait que pour certain-e-s, avec la semaine qui précède, c’est le seul moment pour « en » parler…?

— Alors, quel pourcentage…?

J’ai envie de répondre : Et toi…? Qu’est-ce que tu en penses…? Tu le vis comment…? Tu t’es positionné, tu es allé voter…? Pour qui…? Pour quelles raisons…? Utile…? Selon tes convictions, ou non…? Et maintenant, penses-tu que les politiques menées par ceux qui ont paradé sur les plateaux vont avoir une influence sur ta vie, celle de tes enfants… ou seulement sur la mienne…? //je sais, papa, j’ai déjà vu ta tête en pareille situation…//
Mais quelque chose résiste encore en moi, heureusement : il faut éviter d’être abrupt.

Je passe sur le fait qu’être réduit à une couleur politique, une case, un mot (« encarté »), un résultat, quand tu défends les libertés, la réflexion, les différences, l’esprit critique, les nuances, c’est très frustrant et vexatoire.

Alors, je suis poli et avenant. //sourire dissimulé de Lagrande…//
Je lui réponds que je suis soulagé. //soulagé…? //
Oui, je lui réponds que je suis soulagé parce que ça me rassure. // ça te rassure…? //

Oui. Je ne suis pas fou, je m’amuse un peu… Faut bien.
Tu sais, j’annonce ce raz-de-marée du FN depuis décembre 2006, c’est-à-dire depuis mes premières chroniques « politiques ».

A cette époque-là, mon jeune point de vue de p’tit gars de la trentaine passée était simple (et toujours d’actualité) : je pensais que les politiques menées successivement par le PS et le RPR/UMP/LR ne pouvaient qu’entraîner l’augmentation
— de l’abstention d’une part,
— du vote FN, d’autre part.

Je lui dis que cela me rassure sur mes facultés mentales, donc, mais je ne vais pas dans les détails : ça ne sert pas à grand chose de jouer ou d’être une Cassandre.

Je te le dis, mais tu le gardes pour toi : je suis soulagé parce qu’on me prenait pour un sot. On souriait ou l’on se mettait gravement en colère. Tellement bien que j’en suis venu, ironiquement, à rassembler mes chroniques, posts, infos, sous le titre Salut les Parano-e-s !

Et dans le même temps, je faisais écrire à E.5131 (c’est dire si je suis têtu…) :

« Le seul et triste plaisir du parano-e est de vérifier un jour qu’il avait malheureusement raison… ».

Alors, à quoi sert-il de jouer les Cassandre, de dire « je l’avais bien dit  » ?
Je crois que ça ne sert à rien. On ne change rien. Au mieux, on prend soi-même des décisions et on agit. // c’est là que tu veux en venir, papa…? 😉 //

Et je sais, par contre, j’en suis assuré, maintenant, que bien souvent, autour de la table, l’idiot, ce n’est/n’était pas moi…

Ne pas voir ce qui est à l’œuvre n’est pas très grave (mieux vaut tard que jamais…), prendre l’autre pour un imbécile… si.

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— Alors, ça va, toi…?

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Hum Toks & E.5131

La suite : /// la lettre -2- / II. Comment vais-je réagir…? ///

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/// "ça, c'est quand le E. s'amuse... / (tu viens jouer, avec lui...?)" / ©E.5131 ///

/// « ça, c’est quand le E. s’amuse… / (tu viens jouer, avec lui…?) » / ©E.5131 ///

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décembre 1st, 2015 by humtoks

01.12.2015 à 20H10

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Au fil des minutes, au fil des années, mon visage se déforme. J’incline à la dissymétrie.

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Au-delà de mon visage, il y a abondance d’oiseaux dans le jardin. Chacun semble semble préparer son terrain pour l’hiver. Les merles et les mésanges règnent en maître et par le nombre. Les dernières grues, les retardataires, ont traversé le ciel il y a deux semaines. Deux rouges-gorges trouvent une place. Quant au pivert (un pic épeiche, plus exactement) : il cogne ! Il cogne la branche morte du cerisier, l’énorme bras tronqué du noyer. Je crois qu’il tape si fort qu’il finit par gêner les autres oiseaux qui aimeraient bien se préparer tranquille, voire, pour certains, piquer un roupillon.

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Volte-face. Il faut regarder ailleurs puis se concentrer sur soi. C’est la méthode. La petite dame, suivi de son cabas à roulettes n’avance pas bien vite. Pas bien vite. Elle s’arrête et furète ; un œil derrière la haie, l’autre derrière la vitre, et s’applique à déchiffrer les noms sur la boîte aux lettres. La maison est une colocation, maintenant : on n’y comprend plus rien dans le quartier.

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On ne s’étonnera pas d’observer que les publications sur ce site ont repris le 2 novembre… Elles ont repris quelques jours après une discussion glaçante dans une voiture, avant de rejoindre une fête (ironie du sort).

La question de l’installation progressive ou soudaine d’un état policier était dans nos bouches…

Quand elle envisageait le pire issu de l’urne, j’envisageais le pire, comme au billard, en passant par la bande. On peut cumuler les adversités.

— Cela viendra de Syrie, lui ai-je dit, le 30 octobre au soir, vers 20H30. Ce qui se joue à l’extérieur de l’Europe finira par jouer à l’intérieur de l’Europe.

Je le pensais mais je le disais comme ça. Sans imaginer vraiment sous quelle forme cela pouvait se manifester. Je voulais dire dans les dix années qui viennent. Peu à peu. Sans qu’on n’y prête trop attention.

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Il ne s’agit pas de transformer cet endroit en zone de l’après 13 novembre, il s’agit pour moi de prendre conscience que c’est bel et bien et plus que jamais la zone de mon expression. A ne pas déserter.

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Pourquoi communiquer ?
Pour essayer d’agir ?

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Pourquoi les mots ?
Parce qu’on ne peut agir…
Parce qu’on sait qu’au bout il y a la mort

Et qu’on veut dire et se dire avant, à défaut d’agir…?

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Pour essayer de transmettre…

Les générations à venir feront le monde de demain. Avec deux trois valeurs autres que celles véhiculées par les télés, les radios, les affiches, les écrans, on s’en sortira peut-être… L’embrassade répétée fut le premier geste de résistance.

L’écrit est un geste aussi, celui qui fait que, même sans action, on se détache de l’indifférence. De cette sale posture, voulue ou non. J’aime beaucoup le texte de Gramsci : « Je hais les indifférents ».

Écrire parce qu’on a à dire, écrire pour exprimer, se vider et créer peut-être…
Donc agir sur le monde.

Écrire, c’est agir.

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Hum Toks & E.5131

/// "ça, c'est quand le E. s'amuse... / (tu viens jouer, avec lui...?)" / ©E.5131 ///

/// « ça, c’est quand le E. s’amuse… / (tu viens jouer, avec lui…?) » / ©E.5131 ///

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novembre 30th, 2015 by humtoks

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si tu écoutes « Les Loups »,
chanson écrite par Albert Vidalie et chantée par Serge Reggiani en 1967, tu t’apercevras que c’est un morceau qui fonctionne comme un cercle…

arrivé à la fin, tout recommence…

voici le début du texte :

« Les hommes avaient perdu le goût
De vivre, et se foutaient de tout
Leurs mères, leurs frangins, leurs nanas
Pour eux c’était qu’du cinéma Le ciel redevenait sauvage,
Le béton bouffait l’paysage… alors
Les loups, ououh! ououououh!
Les loups étaient loin de Paris (…) »

puis les loups entrent et dévastent Paris, jusqu’à ce que…

« Il en vint des mille et des cents
Faire carouss’, liesse et bombance
Dans ce foutu pays de France Jusqu’à c’que les hommes aient retrouvé
L’amour et la fraternité… alors
Les loups ououh! ououououh!
Les loups sont sortis de Paris »

le rire d’Elvire, à la fin du texte, laisse présager la suite…
arrivé à la fin, tout recommence…

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voici les dernières lignes d’un récit en cours d’écriture :

« (…) et bientôt, observant que l’indifférence et la passivité n’amenaient rien, mais au contraire leur faisaient perdre tout, nos enfants, empruntant enfin la voie tracée par nos petits-enfants,  se battirent pour recouvrer ce que nos grands-parents avaient gagné par la lutte : droits et libertés… » E.5131

amour, fraternité, sororité…

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Hum Toks & E.5131

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"amour et fraternité..." ©E.5131

« amour et fraternité… » ©E.5131

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novembre 27th, 2015 by humtoks

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une émotion, en deux temps…

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bientôt trente ans que j’écris, récits, ou textes rythmés…
à lire à voix haute, toujours…

et ce matin, au bout de la langue, un bout de phrase dont il ne me restait qu’une partie : « ami-e »…

je la fis tourner en boucle, essayant de me rappeler d’où cela pouvait provenir…
de mes textes…? certainement pas !

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bientôt trente ans que j’écris et rien de très enjoué dans mes lignes…
alors que là, dans les souvenirs de ce texte partiel qui tournait, je pensais percevoir de l’espoir…

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la première émotion vint de là : j’étais moi-même l’auteur de ces lignes qui aujourd’hui véhiculaient l’espoir… dont on a tant besoin.

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je me précipitai vers la vidéo, pour entendre, de nouveau…

et vint la deuxième émotion…
sur commande, j’avais écrit un hymne… moi, pour toi, pour eux, pour nous, pour elles, pour celles et ceux qui entretiennent les braises…

sur commande,
une proposition de Christophe…
pour les enfants…
c’était là le secret…

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« aucun mal, ami-e… »

(le texte se trouve sous la vidéo…)

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Hum Toks & E.5131

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« si ça souffle, là ?!!! » / E.5131

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poussée brusque dans not’dos…

pieds au sol

ça souffle, là !

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mené-e-s

par le vent

qui passe

note après note

autour du cadran

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goutte après goutte

une bouteille à la mer

soufflée par un zéphyr

qui croque les bougies…

du temps

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château de paille

démarre sur les chapeaux de… belles envolées !

les chapeaux en espagne

la roue qui tourne

et souffle le vent

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textes en demi-teinte

échappés des voix

bouches vermeilles ou de cuivre

l’ensemble est d’air

merveilleux

c’est la cour des miracles

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1+1+1… et tous ensemble…

une joue sur la bise

sur la route du vent

à l’affût des semelles

de l’homme…

ou de l’enfant poète

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avec le vent tout

s’en va

le moindre souci

chemises à sécher, haut de l’étendard

rayons et souffles, éternuements

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course folle

en traîneau

c’est blizzard

entends-tu la vaste polaire

sur la plaine,

ami-e ?

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en arrière le vent

le cuivre en bandoulière

c’est une force qui va

un souffle qui se répand

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foin des girouettes

délaissées, au fossé,

et de l’avant !

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partout, dans chaque intervalle

par tous les tons

parmi la ville

et les champs

note après note

un emploi du temps


original !

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il n’est plus temps de pleurer

comme il pleut sur la ville

décollage à tous les étages

en aérophones

en cornet à piston

démarrage avec la clé de sol ou de fa

trouvée sur la table dans la salle du prof

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quels drôles de noms !

hélicon, soubasophone ?

ajoutés d’un kankangui, tant qu’on y est !

autant d’armes en armures métal ou non

aucun mal,

ami-e

 

du désir,

du désir,

au creux de l’oreille…

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2011-02 / E.5131

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 déjà posté ici : http://humtoks.com/?p=2351

avec une photo prise par Erwan…

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novembre 6th, 2015 by humtoks

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les contributions pour Le jour dénudé, c’est reparti…

textes et images du E.

en cliquant là : Contributions pour LJD

à + les caillasses !

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août 27th, 2015 by humtoks

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Toupetitou tord du nez…

Sommes à trois jours de la rentrée.

— En fait, la vie quand on est enfant, on la passe presque tout le temps à l’école…

— Oui.

— J’aime bien l’école, mais quand même… c’est nul…

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Bah ça alors©

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"Bah ça alors©" E.5131

« Bah ça alors© » E.5131

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mars 28th, 2015 by humtoks

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Le CP, grande année !

Un pas de plus vers l’autonomie, la chevauchée des grands espaces : la lecture…

Et des avantages, de notre côté : Toupetitou peut faire ses devoirs seul… On ne met plus le nez dans le cahier de textes.

Un inconvénient : une voix de plus s’empare des blagues Carambar…

Bah ça alors !

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"Bah ça alors©" E.5131

« Bah ça alors© » E.5131

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mars 8th, 2015 by humtoks

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2013-12-11

— Qu’est-ce qu’on va faire de Toupetitou ?
— Rien.
— Quoi ?
— Enfin, rien. C’est pas toi qui le feras. Tu l’as déjà fait… La suite lui appartient.
— Et son avenir ?
— Il le fera seul…
— Oui, mais bon.
— Y a pas de « oui, mais bon… ». Seul… et à sa façon.

Se gratte le menton…

— C’est bien ça…
— C’est bien, ça.

Ce soir, il a retiré ses chaussettes sales pour rejoindre son lit douillet, les a posées à un mètre du sapin… Autant dire au milieu du salon, comme ça… On sait jamais… Pour tenter le coup, et sans rien dire à personne. Au cas où le Père Noël aurait de l’avance, passerait dans la nuit, à quinze jours de Noël… Parce que pour Toupetitou, tout est toujours possible.

Et c’est un bonheur.
Voire une leçon…

Bah ça alors©

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"Bah ça alors©" E.5131

« Bah ça alors© » E.5131

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janvier 2nd, 2015 by humtoks

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Toupetitou se lève, cheveux à la bagarre, œil mi-clos, nez cherchant pain au chocolat, jambes à l’approche de la table matinale…

— J’ai froid.

— T’as qu’à mettre un pantalon. (C’est le E. qui répond.)

— Hooo ! (C’est l’œil de Toupetitou qui répond, pas encore ouvert…)

— Allez, dépêche-toi… Va te chercher un pantalon, avant que je te casse la tête.

Toupetitou, interloqué :

— Eh ! Mais ça va pas, non…!


C’est moi qui te casse la tête…

Les sourires sont là. Les yeux s’ouvrent un peu, cocardisés par la nuit (comme à la naissance…). Le temps se fige.
On vit. C’est paisible…

2 janvier 2015…

Le fils et son père, sous les yeux du matin du onzième anniversaire de Kiki Aliasse Lamoyenne.

Bah ça alors !

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"Bah ça alors©" E.5131

« Bah ça alors© » E.5131

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