octobre 18th, 2016 by humtoks

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bon anniversaire, le Fil d’Actu…!!!

et de bonnes nouvelles : 100 000 abonnés…!!!

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Message de Tatiana :

« Désormais vous pouvez soutenir le Fil d’Actu grâce à un financement participatif !
Par ici : https://www.tipeee.com/lefildactu

Bah oui, ça nous prend à tous beaucoup de temps (et du sacrifice de temps de sommeil), à nos super monteurs en particulier 🙂
Même 1 Euro ça nous aide !
Et si vous ne pouvez pas nous aider financièrement, vous pouvez quand même nous aider en partageant nos vidéos 😉 Des bisous et des mercis ! »

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2014_04_18_tatiana_es_macx2000

« Tatiana, Limoges, 2014… », par E.5131

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septembre 11th, 2016 by humtoks

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– Pourquoi ne postes-tu rien concernant le 11 septembre 2001…?

– As-tu besoin que je t’informe…? Toutes les radios, les télés, les journaux reviennent sur cet événement…

– Oui, mais toi, tu évoques seulement le 11 septembre 1973…

– Parce que les médias n’évoquent pas le coup d’état de Pinochet. Je comble un manque.

– Tu devrais…

– Parce que je ne l’évoque pas (parce que c’est inutile), tu penses que je nie l’événement, que j’en conteste la portée, que je pleure moins ces morts que les autres morts…?

– …

– Si tu penses cela, c’est que tu es, toi, pétri-e de préjugés. Tu m’as jugé bien vite. Alors, à mon tour, je t’interroge : pourquoi les médias « mainstream » n’évoquent-ils jamais le 11 septembre 1973…?  J’espère que tu seras capable de répondre à cette question et de poser un œil neuf sur ces « fabriques de l’opinion » qui choisissent de revenir sur un événement plutôt qu’un autre, qui décident de rendre hommage à certains morts, et pas aux autres.

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et pour ta gouverne, sache que j’ai lu ceci aujourd’hui : « Mon 11 septembre 2001 », et que je me rappelle ces longs moments, ces longues heures, télé allumée, assimilant lentement l’incroyable, imaginant la suite, tandis que Lagrande vaquait seule, délaissée, du haut de ses deux ans et demi. Une toute petite Lagrande qui devait se demander ce que signifiaient ces images, ce masque étrange sur le visage de son papa « indisponible pour le moment ».
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la suite : 60% des américains qui pensent que Saddam Hussein est responsable, la fiole de Colin Powell qui accuse l’Irak de détenir des armes de destruction et justife l’entrée en guerre (il a dit plus tard avoir été trompé par la CIA), les frappes sur le peuple irakien, la déstabilisation d’une région du monde, et la suite, la suite, jusqu’à aujourd’hui, demain…

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Hum Toks / E.5131 / Eric SABA

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http://dai.ly/x415e

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septembre 4th, 2016 by humtoks

extrait :

(…qui ne signifie pas droitisation : la décomplexitude du discours guerrier, c’est pas pour nous…) /// ce matin, dimanche matin, dans la maison d’alfée, dans le jour dénudé, bientôt… dans une forme nouvelle, quand nous l’aurons trouvée, je me tiens droit. droit dans mes sandales, face au bouleau – la tête levée – qui accueille […]

à lire ici : …un peu de droiture… — alfée compagnie

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juin 20th, 2016 by humtoks

Le 19 juin 2016, à mes petit-e-s, à mes ami-e-s, à celles et ceux qui poseront un œil…

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Celui qui, malgré tout, en avait 44.
(on n’a pas tous les jours 23 ans…)

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Quel étrange sentiment !

Parmi : « au milieu, avec, dans le nombre ».*
Ami : [Correspond à l’emploi passif et souvent aussi actif du verbe aimer, la réciprocité étant envisagée ou possible].*

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Au milieu, pile au milieu. Là, à mi-parcours. Je grave et pose une pierre, un graffiti discret, entre deux grains de blé ou de sésame, parmi les grenats, les agates, les loupes, une brindille, et la poussière et la terre et le fumet d’un brouillard plein, épaissi et le ciel bleu qu’abritent les baleines et les étoiles, et la montagne et la forêt qui veillent, sous les vagues, à l’ombre des immeubles et d’un parc endormi. Je coche la case, je la noircis, j’inscris laborieusement ce joli petit bâton qui creuse, irrégulier, qui s’étale à la verticale, sous les précédents qui figurent les jours : 44 (soit un peu plus de 16 000 jours). Un signe particulier, celui du jour pile, du cœur de la cible atteinte, sorte de pivot qui fait miroir, qui joue le mur, et d’un côté et de l’autre, un grand échiquier dont il faut être son propre roi, et toi, ta propre reine, et ne donner à personne le rôle du pion, et jouer avec les fous, en être un soi-même et plus qu’à son tour. J’ai insisté, j’ai voulu jouer les noirs, les blancs, et j’ai cédé parfois sous le poids de la grisaille. Je suis plein de toutes et tous, enlevé malgré moi, parfois consentant. J’ai suivi tantôt, initié parfois et suis parti escalader les collines et les arbres, à cheval, une jambe de part et d’autre de cet étrange édifice : le mur des 44. Et j’entrevois le chemin, là derrière, ci-devant. Il me reste, jusqu’à l’échéance que je connais, la même distance à parcourir. En ligne droite, à la spirale, virevoltant jusques aux tournants, peinant à la pointe des lacets, à la manière sous-labyrinthique des rires puissants ou sardoniques, ou chaleureux, peu importe puisqu’on s’embrasse et qu’on ne s’embarrasse ni des dires, ni des signes inféconds, ni des écoulements lents, acharnés au mal et croupissants. J’ai pris des contre-pieds, observé les autres organiser le jeu, et j’ai pris place dans l’un des wagonnets en choisissant moi-même mon numéro, mon code-barre : E.5131. Triste clown pour se relever, maquiller la face, mais pas seulement. J’en sais un peu plus…

Sur toi, les autres, mes choix, les autres et j’envisage à l’aveugle l’immense plaine bordée de montagnes hautes, d’étendues d’eaux insondables qui m’épient jusqu’à la rencontre. J’ai pensé réserver ce plat froid – chaud c’est selon, sucré, salé, pour demain, pour le jour pile, sur le grill : bonnav’, copain…! Mais le temps, toujours au gris, ces gros nuages qui s’empilent, et les heures et le cadre qui se réduit, j’ai décidé de ne pas attendre et d’attaquer la veille : je suis lent et jamais ne finis. Rien. Et jamais ne finis rien. C’est à se demander ce qu’il adviendra des promesses du 88 (soit un peu plus de 32 000 jours), avec les derniers mots, le dernier regard, le dernier souffle, puisque je ne finis rien…

Je montre ma face, rien n’efface, rien n’oublie, fais pour le mieux malgré mes lâchetés et détours, ajoutant une pincée de courage et d’ouverture à l’autre, que je dérobe, de temps à autre, à l’étal, ne sachant faire seul.

Il est temps de se retourner, de sourire et d’aller de l’avant, de nouveau… Mais d’abord, donc, puisque c’est le moment qui l’impose, je me pose et je songe aux villes : Bordeaux, Paris, Saint-Cyr-sur-Loire, Amboise, Dreux, Saint-Junien, Poitiers, Limoges et les lieux traversés, visités, dont j’ai conservé l’empreinte, les temps passés, pierres ou mobiliers, pierres à l’état naturel, cailloux, rochers, roches, parois, ou pierres taillées, et ma main posée qui masse, amasse, emmagasine, et surtout, surtout, les prénoms, les visages… toutes celles et ceux dont j’ai traversé la vie. Oh oui, je le sais, j’ai fait cette pénible expérience : sitôt parti, sitôt oublié, ou quasi… Mais pas toujours, merci. Des centaines de prénoms (des visages, des sourires, des cœurs, des regards), qui, même perdus de vue (ponctuellement sûrement), m’accompagnent, même invisibles, parti-e-s trop tôt ou depuis longtemps. Les ami-e-s, la famille et l’intelligence de chacun, son souci de l’autre dont je me suis inspiré pour me construire, et le courage qui luit chez la plupart. C’est de cela que nous sommes faits, je crois : des meilleures parts de celles et ceux qui nous entourent.

Toi qui me souhaites le meilleur ou un bon anniversaire, tu n’imagines pas à quel point tu fais partie de ma vie, à quel point tu accompagnes mes interrogations, mes réflexions, mes décisions parfois, ma volonté d’aller de l’avant. A quel point tu joues un rôle important. Ça vaut pour toutes celles et tous ceux que je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer, avec qui les échanges sont dématérialisés mais pas virtuels.

Les projets, aboutis ou non, les frictions, les embrassades, l’apprentissage de l’affection reçue et procurée. L’autre, l’autre, l’autre, toujours.

Et s’il est difficile de s’échapper, d’outrepasser les cloisons montées à la hâte, ou patiemment élevées et rehaussées par tel ou telle, ou par soi-même en contrecoup, en résonance négative, il se trouve toujours une main, une épaule et la courte-échelle et toi-même… quand c’est ton tour, tu donnes, tu élèves.

Tu sais le petit mot à l’arrière de ma bagnole-poubelle, la p’tite grise qui sillonne les rues… il y est question d’amour, beaucoup, beaucoup, beaucoup… Je reçois des saluts de la main, des sourires au-delà de la vitre. On continue. 44 de plus, avant le clap de fin. Car je suis là, au milieu, pile au milieu. Là, à mi-parcours.

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Eric SABA, le 20 juin 2016.

* cnrtl.fr

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"E. / Syn-" ©PeeAsH

« E. / Syn- » ©PeeAsH

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mars 12th, 2016 by humtoks

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imaginons que j’écrive (et achève) un livre qui se mêle de politique – oh, le gros mot… / (il interrogerait la démocratie et commencerait là…) /

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/// Pourtant le peuple avait voté… ///

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Un gars m’explique à la radio, car il faut faire de la pédagogie, qu’il faut s’adapter au monde dans lequel on vit – le monde de la concurrence -, qu’il faut faire des sacrifices et que la Loi El Khomri est, en ce sens, une bonne loi. Ce gars porte, comme tous les autres de sa condition, la bonne parole économique, académique*, la pensée unique type TINA** à la Thatcher, la seule acceptable, semble-t-il. Accessoirement, je ne connais ni son salaire mensuel, ni ses privilèges…
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Rapidement, je pense que certains font des sacrifices quand les autres se gavent de dividendes. Que ces derniers vont continuer à détériorer les conditions de travail de celui qui en a encore un, à fabriquer des chômeurs, à licencier donc, tout en montrant du doigt les “assisté-e-s”. Que les pires d’entre eux cachent des milliards à l’étranger pour ne pas payer d’impôts, tout en déclarant ensuite qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’état et qu’il faut faire des sacrifices.
Mais surtout, c’est le mot là… Oui, ce mot… Concurrence.
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Ma cervelle explose en milliards de morceaux, se désintègre pour saisir le mot et me ramener en 2005, à quelques jours du Référendum.
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Je suis à table et je lui explique pourquoi je voterai “NON”. Lui me répond que tous les médias sont pour le “OUI”, ainsi que tous les économistes et qu’on doit se tromper.
Outre le fait que je veux une Europe d’abord Sociale et que lui pense qu’on peut accepter de commencer par une Europe Économique qui amènera la Sociale, nous convenons ensemble qu’une expression ne passe pas : “la concurrence est libre et non faussée”.
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Le dimanche qui suit, la France vote “NON” :
Le 29 mai 2005 à la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ? », le “NON” recueille 54,68 % des suffrages exprimés.
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Le 04 février 2008, l’UMP et le PS, au congrès de Versailles***, passent en force, afin de pouvoir adopter les mesures refusées par les électeurs : est-ce un déni de démocratie ?
On nous dit maintenant qu’il faut faire des sacrifices parce qu’on vit dans un monde de concurrence. A cause de qui ? Qui en souffre, qui l’a choisi et imposé aux autres ? Qui en profite ?
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L’Oligarchie est au pouvoir. Il s’agit de l’en déloger.
Salut les parano-e-s !
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***Le Monde 04.02.2008 (extrait) : Deux ans et demi après le « non » au référendum au traité constitutionnel européen, les parlementaires réunis à Versailles ont adopté, lundi 4 février, la révision de la Constitution nécessaire avant la ratification, par la France, du traité européen de Lisbonne.
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Le titre XV de la Constitution devait être modifié puisqu’il fait référence au « traité établissant une Constitution pour l’Europe signé le 29 octobre 2004″, rejeté par référendum. Le nouveau texte remplace le précédent, précisant que la République « peut participer à l’Union européenne dans les conditions prévues par le traité de Lisbonne modifiant le traité sur l’Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne, signé le 13 décembre 2007. »
A lire ICI.
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décembre 10th, 2015 by humtoks

–> /// Lettre à Lagrande -3- /// <–

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/// Lettre à Lagrande / -4- ///

Dans quelques mois, tu auras le droit de voter…

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IV. De 2002 à 2015 /

Pour moi, les choses sont simples et (mon observation politique ne remontant pas à Mathusalem) débutent en 2002.

En 2002, j’ai trente ans et je rentre pleinement dans le monde du travail.

« Vu ton boulot, c’est pas vraiment le monde du travail… »

Non, tu as raison, mais vu mon boulot, je sais à l’avance quel avenir on prépare. L’investissement sensé, quand on veut anticiper, penser et préparer l’avenir, c’est l’éducation, la santé… pas la mise en place de fonds de pension pour les retraites. (avec tous mes bisous…)

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5 mai 2002 : Le RPR bat le FN au 2nd tour des élections présidentielles et propulse un premier ministre qui met en place une politique libérale. Le vote (82,21% des exprimés en faveur du RPR) est acquis, l’esprit de rassemblement (« front républicain ») oublié, on accélère le démantèlement des Services Publics, provoquant paupérisation et injustices, sans amélioration du côté du chômage, mais avec l’arrivée d’un ministre de l’Intérieur qui livre quelques clés qui permettent aux bien-voyants de comprendre la société qui se dessine, celle dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

De moins en moins de Services Publics, abandon de certains territoires (ruraux par exemple), fermeture de classes, de certaines écoles (80 000 postes de profs en moins !), etc.  Sans parler de ce que j’appelle à l’époque « la décomplexitude  » : le vocabulaire du FN passe dans la bouche de certain-e-s élu-e-s du RPR/UMP/LR et se banalise.

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En 2005-2008, la Démocratie passe un sale quart d’heure : les citoyen-ne-s ont voté NON (54,68%) au Référendum français établissant une constitution pour l’Europe, mais, le 4 février 2008, les député-e-s et sénateur-rice-s (le Congrès), réuni-e-s à Versailles, permettent la ratification du traité par voie parlementaire le 8 février. Pourquoi les français-e-s ne votent-ils plus, hein…? On se demande…

Dans le même temps, les plus bas instincts sont excités, les retraites envolées, on se place sur les rails qui mènent vers les gares Élections européennes 2014, Élections Régionales 2015, Élections présidentielles 2017 et 2022 et l’envolée des scores du FN.

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Concernant le PS, le premier ministre a annoncé en juin 2014 que la gauche pouvait mourir. Tant qu’on permettra à celles et ceux qui pratiquent une politique libérale et sécuritaire d’utiliser le mot « gauche », il sera difficile d’avancer. Il faut le contester chaque jour. Le mot est volé et dévoyé, on l’assassine : c’est une stratégie. En retirant ses listes du 2nd tour, en laissant LR et le FN se partager le pouvoir, c’est « la gauche » que le PS assassine encore…  peut-être… (j’avoue ne pas avoir creusé la question).

En 2022, nous aurons sur la ligne départ deux partis nouveaux :  Les démocrates vs Les républicains*. Oui, ça aussi, je l’ai écrit il y a fort longtemps…

[Le roman La fortune des Rougon-Macquart de Zola à relire pur savoir ce qu’est un républicain, et ce qu’est le Salon Jaune…]

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Causes et conséquences : des anars au FN, en passant par le RPR/UMP/LR, on tape sur les valeurs de « gauche », sciemment ou naïvement, en pointant du doigt la politique du Parti Socialiste dans laquelle – faut-il le rappeler ? – les militants Front de Gauche, non, ne se reconnaissent absolument pas.

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Évidemment, c’est une certaine lecture du monde et des faits que je te propose ici.

On te dira ailleurs qu’il est nécessaire de faire encore des économies, restreindre les Services Publics encore, soutenir l’économie car la croissance revenue permettra une répartition meilleure des richesses, un retour à l’emploi (j’entends ça depuis que je suis né…). On te dira que malgré les milliards versés, malgré les dividendes en hausse, malgré les fortunes qui s’accumulent, malgré la fraude fiscale… on te dira : « Y a plus d’argent dans les caisses ».

Ce qui donne du poids au Front National, ce sont les politiques d’austérité, les injustices qui les accompagnent et la présentation de boucs émissaires.
Les gouvernements sauvent les banques sans renégocier la dette qui plombe les finance, qui empêche l’investissement dans les Service Publics, tout en pointant du doigt « l’étranger », « l’assisté ». Il faudra s’arrêter sur ce point. Frédéric Lordon parle très bien de cela.

Tu auras remarqué que pouvoir et argent font bon ménage, sont intimement intriqués : on parle de lobby, d’oligarchie..

Je crois que c’est le moment de te parler des médias et de leurs propriétaires.

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— Alors, ça va, toi ?

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Hum Toks & E.5131

/// "ça, c'est quand le E. s'amuse... / (tu viens jouer, avec lui...?)" / ©E.5131 ///

/// « ça, c’est quand le E. s’amuse… / (tu viens jouer, avec lui…?) » / ©E.5131 ///

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décembre 9th, 2015 by humtoks

–> /// Lettre à Lagrande -2- /// <–

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/// Lettre à Lagrande / -3- ///

Dans quelques mois, tu auras le droit de voter…

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III. L’abstention /

Il existe autant de figures d’abstentionnistes que de figures d’électeurs.

Il y a l’électeur militant, l’électeur qui se dit démocrate-responsable, celui à qui il plaît de jouer en allant faire son loto, celui qui pèse son choix, lit les programmes et suit l’actualité politique au quotidien (grâce à TF1 ou Politis, grâce à Valeurs Actuelles ou Alternatives Économiques…), celui qui ne pèse rien et vote pour le candidat qui offre le plus beau sourire ou le plus joli bouc émissaire, celui qui varie d’une élection à l’autre, un coup à gauche (définition attendue !), un coup à droite, un coup à l’extrême-droite, celui qui suit le troupeau, celui qui sait très bien où se trouvent ses intérêts personnels, etc.

Je comprends l’abstentionniste et je partage bien souvent ses réflexions. Par contre, les raisons qu’il met en avant ne se valent pas toutes.

Les abstentionnistes ne votent pas, c’est entendu. Mais ils sont, eux aussi, divers.

On peut échanger et construire avec beaucoup d’entre eux, quand d’autres restent irrémédiablement sourds. Ces derniers accusent l’électeur de porter des œillères (ce qui est parfois-souvent vrai…), ne voyant les leurs.

– Il y a celui qui expose son abstention à l’aide d’arguments politiques solides :
« Les politiques mentent, font des promesses qu’ils ne tiendront pas, sont à la solde du pouvoir capitaliste. Le pouvoir est maudit. Je ne participe pas à cette mascarade. Je ne vote pas. »
Je crains qu’il ne pèse pas lourd dans le camp des abstentionnistes, qu’il soit très minoritaire.

Si je ne partage pas totalement son avis, je le comprends et n’ai pas grand chose à y opposer si ce n’est que, justement, copain, certains partis souhaitent « retirer le pouvoir des mains de celles et ceux qui l’ont confisqué » pour le redonner aux citoyen-ne-s en changeant les règles et le fonctionnement de la démocratie, de l’expression citoyenne : c’est aller vers la 6ème République.

Lui me répond que je fais le jeu des menteurs, que je cautionne la duperie, ainsi de suite. Nous nous retrouvons toutefois autour d’un verre – un communard – , mais aussi dans les luttes sociales… quand nous pouvons nous parler encore (car parfois la discussion peut dégénérer… ce n’est toutefois, tu me connais ma grande, jamais de ma faute). //oui, papa. ça n’est JAMAIS de ta faute… sommes tous d’accord là-dessus… (le boulet…!)//

Tu verras, tu en connaîtras plein, tu en connais déjà. On partage souvent les mêmes valeurs, on a les mêmes adversaires, on poursuit parfois les mêmes objectifs, mais on ne peut pas toujours discuter ou construire… On me l’avait dit, je ne l’ai pas cru. Je l’ai vérifié, depuis.

– Si je me sens proche de ceux-là, j’ai plus de mal avec ceux qui adoptent une posture, qui tiennent à conserver leur pureté, ceux qui éructent avec la foule, ceux qui n’ont finalement pas vraiment d’avis ni de réflexion politique (ce qui les distingue à peine de certains électeurs, oui, je te l’accorde…). //j’ai rien dit, papa…//

Ceux-là ne sont d’ailleurs pas qu’abstentionnistes du vote, ils sont abstentionnistes d’un peu tout : de l’entraide, de la grève, du mouvement social, de la réflexion collective, des associations de parents, et j’en passe.  Jamais contents, mais jamais nulle part.

– D’autres ne savent souvent pas ce qui se trouve dans les programmes. Ils peuvent écrire (preuve qu’ils portent un vif intérêt à la chose) qu’aucun parti ne soutient les mesures écologiques, anti-capitalistes, anti-consuméristes qu’ils attendent et qu’ils aimeraient voir apparaître, par exemple, le revenu de base, le salaire à vie…?

D’abord, je les encourage à porter ces belles idées au lieu d’attendre que ça tombe du ciel, puis je les encourage à mieux lire les programmes. Celui qui participe à l’écriture est un citoyen comme toi et certains partagent tes valeurs ou tes idées. //c’est à moi que tu parles, là, papa…?//

– Enfin, il y a celles et ceux persuadée-e-s que parce que l’abstention est importante, le « personnel politique » va forcément finir par changer les règles afin de la prendre en compte. Pourquoi ? Comment ? Aucune réponse. Ce qui est certain, c’est que celles et ceux qui sont élu-e-s, ne serait-ce que par 0,1%, ont le pouvoir et font les lois. Alors, pourquoi changeraient-ils quoi que ce soit…?

On peut en conclure que s’ils épousent des valeurs communes, les individus sont différents et ne portent pas leurs idées de la même façon, et qu’ils ne peuvent être réduits au groupe auquel ils appartiennent (il est détestable pour un individu qui cherche la liberté et entretient l’esprit critique d’être confondu avec un groupe… c’est la raison pour laquelle il hésite -souvent- à rejoindre le groupe, le mouvement collectif…).  //argument supplémentaire que tu intègres à ton réquisitoire contre les drapeaux, n’est-ce pas…?// Oui, n’est-ce pas.

De la nuance dans les propos et dans la réflexion, cela ne fait de mal à personne et cela permet d’améliorer la bonne entente, voire le construire-ensemble.

[Aparté : « Celui ou celle qui range régulièrement « les autres » dans un même sac et qui refuse qu’on fasse de même avec sa petite personne… il/elle est sur la bonne voie : celle du doute… »] //monsieur joue le zen… ^^… imposteur ! 😉 //

C’est un peu long ? C’est bientôt fini.
Sur ce troisième point de la lettre que je t’adresse, j’ai encore deux choses à dire.

1) Je crois, moi, que l’abstention est un piège.

L’abstentionniste fait inconsciemment ce que l’oligarchie attend de lui : rester à distance, ne se mêler de rien, n’avoir aucun poids (et laisser les oligarques occuper tous les lieux de décision… et subir…).

Il pense qu’il est inutile d’ « avoir un poids », je pense le contraire tout en le respectant.

2) « On ne peut pas vivre « pire » que ce que l’on vit actuellement. »

Je ne suis pas d’accord. En fonction des personnes qui ont le pouvoir (même avec 15% des inscrits…), qui utilisent les deniers publics pour ceci plutôt que pour cela, qui donnent les ordres aux Forces de l’Ordre par exemple, la vie de nos concitoyens (sans parler des étrangers) peut s’en trouver totalement changée.

Je ne fais pas partie des personnes qui pensent que la relative accalmie acquise au cours du temps soit acquise.

« Quelle accalmie ? »

Je pense aux guerres de religion, d’ethnie, à l’esclavage, à la féodalité, la monarchie, aux nombres d’heures travaillées au début du XXème siècle, au travail des enfants. Je ne dis pas que l’accalmie n’est pas un jeu de dupes, que ce n’est pas une façon d’acheter la paix sociale. Je dis que le retour en arrière (Le grand bond en arrière, Serge Halimi) est possible.

3) « Nous sommes esclaves ! » J’entends et mon engagement politique est une forme de lutte contre l’asservissement, mais je ne pense pas noir ou blanc. Tous les asservissements ne se valent pas, même si aucun, pour moi, n’est tolérable. Oui, j’ai lu Tolstoï, La Boétie, mais aussi Gramsci…

J’ai peut-être tort, mais il n’est pas sans conséquence de vivre à côté d’Oradour sur Glane, d’avoir des grands-parents immigrés qui ont dû fuir leur pays à cause la faim ou du fascisme établi ou du fascisme du pays frontalier, d’avoir des ami-e-s juif-ve-s qui ont perdu une partie de leur famille dans les camps, un grand-père qui ne doit sa vie qu’au faux témoignage d’un inconnu dans une préfecture de la France occupée. Ceux qui portent, de l’autre côté de la méditerranée, les valeurs que je partage, tombent sous les balles : Choukri Belaid, Mohamed Brahmi, etc. Les populations n’ont pas besoin d’être engagées politiquement pour vivre l’enfer. Et je m’arrêterai là, c’est à n’en plus finir.

Peu d’abstentionnistes passeront à l’action pour faire face, je le crains.

Les choix politiques de celles et ceux qui sont élu-e-s modèlent la société, et les conséquences en terme de violence, de répression, peuvent être terribles. Je parle de toutes les violences. Pour finir, je dirai que je pense aux femmes, à toi, ma grande.
La violence ne s’arrête pas à nos frontières. Il faut donner de la voix sur tous les terrains où la résistance est possible, où la construction est possible.

Je n’ai pas parlé encore du vote blanc, du « vote utile », de la différence entre le 1er et le 2nd tour. Ce sera pour plus tard…

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— Alors, ça va, toi…?

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Hum Toks & E.5131

/// la lettre -1- / I. Je l’avais dit… ///
/// la lettre -2- / II. Comment vais-je réagir…? ///

La suite : /// la lettre -4- / IV. 2002-2015 ///

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La parole à la « partie adverse » (des potes et/ou lectures enrichissantes) :

Marcher vers l’utopie, c’est avancer les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, de Yannis Youlountas /

L’importance de la critique dans le développement du mouvement révolutionnaire /

Masters of Democracy de FredD87 /

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter… /

Je brûle ma carte d’électeur… /

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/// "ça, c'est quand le E. s'amuse... / (tu viens jouer, avec lui...?)" / ©E.5131 ///

/// « ça, c’est quand le E. s’amuse… / (tu viens jouer, avec lui…?) » / ©E.5131 ///

 

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décembre 7th, 2015 by humtoks

/// Lettre à Lagrande / -1- ///

Dans quelques mois, tu auras le droit de voter… (7 décembre 2015)

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J’aurais beaucoup à dire sur chaque point abordé //je sais, je te connais, papa…//, mais je vais essayer de synthétiser ma pensée de manière à te rendre tout ceci lisible et compréhensible. Je développerai plus tard.

Comme à chaque fois qu’on échange ou que je réponds à tes questions, je vais te dire que peut-être que je me trompe et qu’il faudra te faire ton propre avis en creusant toi-même, en croisant, en comparant, en confrontant les différentes lectures du monde possibles… et la tienne.
Il faut savoir se faire confiance.

Bonne fête, ma grande !

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INTRO /

On a du mal à pavoiser ce matin.
Le drapeau, on le range.
En forme de flamme, hein… c’est moins tentant.

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I. Je l’avais dit… /

Lendemain du 1er tour des Régionales 2015 : le FN vire en tête.

Je croise un copain, en ville.
— Alors, ça va, toi ?

Oui, je suis militant Front de Gauche… Ce résultat, donc, me concerne… D’où la question.

Mais je m’interroge : pourquoi les militants politiques devraient-ils se sentir plus concernés que les autres par ce résultat…?
Plus déçus, plus vaincus, plus atterrés, plus combatifs, plus défaits, plus braves, plus à l’attaque…?

Les lendemains d’élections se ressemblent tous. On dirait que pour certain-e-s, avec la semaine qui précède, c’est le seul moment pour « en » parler…?

— Alors, quel pourcentage…?

J’ai envie de répondre : Et toi…? Qu’est-ce que tu en penses…? Tu le vis comment…? Tu t’es positionné, tu es allé voter…? Pour qui…? Pour quelles raisons…? Utile…? Selon tes convictions, ou non…? Et maintenant, penses-tu que les politiques menées par ceux qui ont paradé sur les plateaux vont avoir une influence sur ta vie, celle de tes enfants… ou seulement sur la mienne…? //je sais, papa, j’ai déjà vu ta tête en pareille situation…//
Mais quelque chose résiste encore en moi, heureusement : il faut éviter d’être abrupt.

Je passe sur le fait qu’être réduit à une couleur politique, une case, un mot (« encarté »), un résultat, quand tu défends les libertés, la réflexion, les différences, l’esprit critique, les nuances, c’est très frustrant et vexatoire.

Alors, je suis poli et avenant. //sourire dissimulé de Lagrande…//
Je lui réponds que je suis soulagé. //soulagé…? //
Oui, je lui réponds que je suis soulagé parce que ça me rassure. // ça te rassure…? //

Oui. Je ne suis pas fou, je m’amuse un peu… Faut bien.
Tu sais, j’annonce ce raz-de-marée du FN depuis décembre 2006, c’est-à-dire depuis mes premières chroniques « politiques ».

A cette époque-là, mon jeune point de vue de p’tit gars de la trentaine passée était simple (et toujours d’actualité) : je pensais que les politiques menées successivement par le PS et le RPR/UMP/LR ne pouvaient qu’entraîner l’augmentation
— de l’abstention d’une part,
— du vote FN, d’autre part.

Je lui dis que cela me rassure sur mes facultés mentales, donc, mais je ne vais pas dans les détails : ça ne sert pas à grand chose de jouer ou d’être une Cassandre.

Je te le dis, mais tu le gardes pour toi : je suis soulagé parce qu’on me prenait pour un sot. On souriait ou l’on se mettait gravement en colère. Tellement bien que j’en suis venu, ironiquement, à rassembler mes chroniques, posts, infos, sous le titre Salut les Parano-e-s !

Et dans le même temps, je faisais écrire à E.5131 (c’est dire si je suis têtu…) :

« Le seul et triste plaisir du parano-e est de vérifier un jour qu’il avait malheureusement raison… ».

Alors, à quoi sert-il de jouer les Cassandre, de dire « je l’avais bien dit  » ?
Je crois que ça ne sert à rien. On ne change rien. Au mieux, on prend soi-même des décisions et on agit. // c’est là que tu veux en venir, papa…? 😉 //

Et je sais, par contre, j’en suis assuré, maintenant, que bien souvent, autour de la table, l’idiot, ce n’est/n’était pas moi…

Ne pas voir ce qui est à l’œuvre n’est pas très grave (mieux vaut tard que jamais…), prendre l’autre pour un imbécile… si.

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— Alors, ça va, toi…?

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Hum Toks & E.5131

La suite : /// la lettre -2- / II. Comment vais-je réagir…? ///

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/// "ça, c'est quand le E. s'amuse... / (tu viens jouer, avec lui...?)" / ©E.5131 ///

/// « ça, c’est quand le E. s’amuse… / (tu viens jouer, avec lui…?) » / ©E.5131 ///

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décembre 1st, 2015 by humtoks

01.12.2015 à 20H10

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Au fil des minutes, au fil des années, mon visage se déforme. J’incline à la dissymétrie.

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Au-delà de mon visage, il y a abondance d’oiseaux dans le jardin. Chacun semble semble préparer son terrain pour l’hiver. Les merles et les mésanges règnent en maître et par le nombre. Les dernières grues, les retardataires, ont traversé le ciel il y a deux semaines. Deux rouges-gorges trouvent une place. Quant au pivert (un pic épeiche, plus exactement) : il cogne ! Il cogne la branche morte du cerisier, l’énorme bras tronqué du noyer. Je crois qu’il tape si fort qu’il finit par gêner les autres oiseaux qui aimeraient bien se préparer tranquille, voire, pour certains, piquer un roupillon.

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Volte-face. Il faut regarder ailleurs puis se concentrer sur soi. C’est la méthode. La petite dame, suivi de son cabas à roulettes n’avance pas bien vite. Pas bien vite. Elle s’arrête et furète ; un œil derrière la haie, l’autre derrière la vitre, et s’applique à déchiffrer les noms sur la boîte aux lettres. La maison est une colocation, maintenant : on n’y comprend plus rien dans le quartier.

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On ne s’étonnera pas d’observer que les publications sur ce site ont repris le 2 novembre… Elles ont repris quelques jours après une discussion glaçante dans une voiture, avant de rejoindre une fête (ironie du sort).

La question de l’installation progressive ou soudaine d’un état policier était dans nos bouches…

Quand elle envisageait le pire issu de l’urne, j’envisageais le pire, comme au billard, en passant par la bande. On peut cumuler les adversités.

— Cela viendra de Syrie, lui ai-je dit, le 30 octobre au soir, vers 20H30. Ce qui se joue à l’extérieur de l’Europe finira par jouer à l’intérieur de l’Europe.

Je le pensais mais je le disais comme ça. Sans imaginer vraiment sous quelle forme cela pouvait se manifester. Je voulais dire dans les dix années qui viennent. Peu à peu. Sans qu’on n’y prête trop attention.

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Il ne s’agit pas de transformer cet endroit en zone de l’après 13 novembre, il s’agit pour moi de prendre conscience que c’est bel et bien et plus que jamais la zone de mon expression. A ne pas déserter.

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Pourquoi communiquer ?
Pour essayer d’agir ?

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Pourquoi les mots ?
Parce qu’on ne peut agir…
Parce qu’on sait qu’au bout il y a la mort

Et qu’on veut dire et se dire avant, à défaut d’agir…?

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Pour essayer de transmettre…

Les générations à venir feront le monde de demain. Avec deux trois valeurs autres que celles véhiculées par les télés, les radios, les affiches, les écrans, on s’en sortira peut-être… L’embrassade répétée fut le premier geste de résistance.

L’écrit est un geste aussi, celui qui fait que, même sans action, on se détache de l’indifférence. De cette sale posture, voulue ou non. J’aime beaucoup le texte de Gramsci : « Je hais les indifférents ».

Écrire parce qu’on a à dire, écrire pour exprimer, se vider et créer peut-être…
Donc agir sur le monde.

Écrire, c’est agir.

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Hum Toks & E.5131

/// "ça, c'est quand le E. s'amuse... / (tu viens jouer, avec lui...?)" / ©E.5131 ///

/// « ça, c’est quand le E. s’amuse… / (tu viens jouer, avec lui…?) » / ©E.5131 ///

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novembre 5th, 2015 by humtoks

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je veux bien que l’on doute de tout…
mais la moindre des choses serait de commencer par soi…

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Hum Toks & E.5131

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"la liberté et le doute..." ©E.5131

« la liberté et le doute… » ©E.5131

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