/// 360. / à mi-parcours… ///

Le 19 juin 2016, à mes petit-e-s, à mes ami-e-s, à celles et ceux qui poseront un œil…

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Celui qui, malgré tout, en avait 44.
(on n’a pas tous les jours 23 ans…)

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Quel étrange sentiment !

Parmi : « au milieu, avec, dans le nombre ».*
Ami : [Correspond à l’emploi passif et souvent aussi actif du verbe aimer, la réciprocité étant envisagée ou possible].*

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Au milieu, pile au milieu. Là, à mi-parcours. Je grave et pose une pierre, un graffiti discret, entre deux grains de blé ou de sésame, parmi les grenats, les agates, les loupes, une brindille, et la poussière et la terre et le fumet d’un brouillard plein, épaissi et le ciel bleu qu’abritent les baleines et les étoiles, et la montagne et la forêt qui veillent, sous les vagues, à l’ombre des immeubles et d’un parc endormi. Je coche la case, je la noircis, j’inscris laborieusement ce joli petit bâton qui creuse, irrégulier, qui s’étale à la verticale, sous les précédents qui figurent les jours : 44 (soit un peu plus de 16 000 jours). Un signe particulier, celui du jour pile, du cœur de la cible atteinte, sorte de pivot qui fait miroir, qui joue le mur, et d’un côté et de l’autre, un grand échiquier dont il faut être son propre roi, et toi, ta propre reine, et ne donner à personne le rôle du pion, et jouer avec les fous, en être un soi-même et plus qu’à son tour. J’ai insisté, j’ai voulu jouer les noirs, les blancs, et j’ai cédé parfois sous le poids de la grisaille. Je suis plein de toutes et tous, enlevé malgré moi, parfois consentant. J’ai suivi tantôt, initié parfois et suis parti escalader les collines et les arbres, à cheval, une jambe de part et d’autre de cet étrange édifice : le mur des 44. Et j’entrevois le chemin, là derrière, ci-devant. Il me reste, jusqu’à l’échéance que je connais, la même distance à parcourir. En ligne droite, à la spirale, virevoltant jusques aux tournants, peinant à la pointe des lacets, à la manière sous-labyrinthique des rires puissants ou sardoniques, ou chaleureux, peu importe puisqu’on s’embrasse et qu’on ne s’embarrasse ni des dires, ni des signes inféconds, ni des écoulements lents, acharnés au mal et croupissants. J’ai pris des contre-pieds, observé les autres organiser le jeu, et j’ai pris place dans l’un des wagonnets en choisissant moi-même mon numéro, mon code-barre : E.5131. Triste clown pour se relever, maquiller la face, mais pas seulement. J’en sais un peu plus…

Sur toi, les autres, mes choix, les autres et j’envisage à l’aveugle l’immense plaine bordée de montagnes hautes, d’étendues d’eaux insondables qui m’épient jusqu’à la rencontre. J’ai pensé réserver ce plat froid – chaud c’est selon, sucré, salé, pour demain, pour le jour pile, sur le grill : bonnav’, copain…! Mais le temps, toujours au gris, ces gros nuages qui s’empilent, et les heures et le cadre qui se réduit, j’ai décidé de ne pas attendre et d’attaquer la veille : je suis lent et jamais ne finis. Rien. Et jamais ne finis rien. C’est à se demander ce qu’il adviendra des promesses du 88 (soit un peu plus de 32 000 jours), avec les derniers mots, le dernier regard, le dernier souffle, puisque je ne finis rien…

Je montre ma face, rien n’efface, rien n’oublie, fais pour le mieux malgré mes lâchetés et détours, ajoutant une pincée de courage et d’ouverture à l’autre, que je dérobe, de temps à autre, à l’étal, ne sachant faire seul.

Il est temps de se retourner, de sourire et d’aller de l’avant, de nouveau… Mais d’abord, donc, puisque c’est le moment qui l’impose, je me pose et je songe aux villes : Bordeaux, Paris, Saint-Cyr-sur-Loire, Amboise, Dreux, Saint-Junien, Poitiers, Limoges et les lieux traversés, visités, dont j’ai conservé l’empreinte, les temps passés, pierres ou mobiliers, pierres à l’état naturel, cailloux, rochers, roches, parois, ou pierres taillées, et ma main posée qui masse, amasse, emmagasine, et surtout, surtout, les prénoms, les visages… toutes celles et ceux dont j’ai traversé la vie. Oh oui, je le sais, j’ai fait cette pénible expérience : sitôt parti, sitôt oublié, ou quasi… Mais pas toujours, merci. Des centaines de prénoms (des visages, des sourires, des cœurs, des regards), qui, même perdus de vue (ponctuellement sûrement), m’accompagnent, même invisibles, parti-e-s trop tôt ou depuis longtemps. Les ami-e-s, la famille et l’intelligence de chacun, son souci de l’autre dont je me suis inspiré pour me construire, et le courage qui luit chez la plupart. C’est de cela que nous sommes faits, je crois : des meilleures parts de celles et ceux qui nous entourent.

Toi qui me souhaites le meilleur ou un bon anniversaire, tu n’imagines pas à quel point tu fais partie de ma vie, à quel point tu accompagnes mes interrogations, mes réflexions, mes décisions parfois, ma volonté d’aller de l’avant. A quel point tu joues un rôle important. Ça vaut pour toutes celles et tous ceux que je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer, avec qui les échanges sont dématérialisés mais pas virtuels.

Les projets, aboutis ou non, les frictions, les embrassades, l’apprentissage de l’affection reçue et procurée. L’autre, l’autre, l’autre, toujours.

Et s’il est difficile de s’échapper, d’outrepasser les cloisons montées à la hâte, ou patiemment élevées et rehaussées par tel ou telle, ou par soi-même en contrecoup, en résonance négative, il se trouve toujours une main, une épaule et la courte-échelle et toi-même… quand c’est ton tour, tu donnes, tu élèves.

Tu sais le petit mot à l’arrière de ma bagnole-poubelle, la p’tite grise qui sillonne les rues… il y est question d’amour, beaucoup, beaucoup, beaucoup… Je reçois des saluts de la main, des sourires au-delà de la vitre. On continue. 44 de plus, avant le clap de fin. Car je suis là, au milieu, pile au milieu. Là, à mi-parcours.

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Eric SABA, le 20 juin 2016.

* cnrtl.fr

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"E. / Syn-" ©PeeAsH

« E. / Syn- » ©PeeAsH

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/// 359. fin de série -10- ///

/// quand le E. s’amuse, il écrit « fin de série »… / (c’est tordant) ///

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— fin de série (10) — / 2016-05-22 / E.5131

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C’était inimaginable il y a encore cinq ou six ans : c’est une donnée nouvelle. Et c’est maintenant une donnée que je ne peux ignorer. Je connais, j’ai connu les affres de la quarantaine et je souris sarde. Non, cela ne se réduit pas aux manifestations simplettes diagnostiquées dans les magazines. Je dirais même que ce n’est pas là que se trouve le cœur, le nœud, la faille, la béance, le vide abyssale, la perte de tout moyen et de tout contrôle… Je ne sais si cela frappe chacun, chacune, – doit-on distinguer les deux sexes ? -, de la même manière, mais en ce qui me concerne, ce qui fut latent toute ma vie est éclatant maintenant : la noirceur.

fin de série 10 / E.5131

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/// "ça, c'est quand le E. s'amuse... / (tu viens jouer, avec lui...?)" / ©E.5131 ///

/// « ça, c’est quand le E. s’amuse… / (tu viens jouer, avec lui…?) » / ©E.5131 ///

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“Marguerite n’aime pas ses fesses”… — leblogdudoigtdansloeil

Les fesses de qui…? Les siennes, les miennes, les siennes…? (Chronique du 5ème roman d’Erwan Larher, par Eric SABA) /// N°5 de Larher ! Son titre : Marguerite n’aime pas ses fesses. . . Je sais que je ne vais peut-être pas lui faire plaisir en disant cela… Toujours est-il que lorsqu’on ouvre un roman d’Erwan Larher, […]

via “Marguerite n’aime pas ses fesses”… — leblogdudoigtdansloeil

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/// 358. …en attendant demain… ///

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du côté d’alfée
du jour dénudé…

comprends bien que tout ne se fait pas en un jour…

« une maison silencieuse n’est pas une maison vide
j’aurai appris ça

les lien se tissent au grenier, à la cave, sous la paille des chaises
les fondations communiquent (…) »

A lire, là :
https://alfeecompagnie.wordpress.com/2016/04/03/un-peu-de-demain/

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/// 357. / Bah ça alors© -222- ///

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C’est Aliasse qui tient la cocotte. Toupetitou face à elle.

On connaît tous ce jeu. Combien ? Trois ? Un, deux, trois. Quelle couleur ? Bleu. Tu ressembles à une vache. Sympa !

C’est ALiasse qui tient la cocotte.
Toupetitou face à elle.

– Alors, combien ?
– Rouge.– Mais non. Combien ?
– Ah mais non, oui, euh… Orange !

Tout le monde s’écrie : Bah ça alors !
Et on ne s’inquiète pas. On a l’habitude. On a confiance.

Bah ça alors !

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bah_ca_alors

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/// 356. / de la démocratie… ///

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imaginons que j’écrive (et achève) un livre qui se mêle de politique – oh, le gros mot… / (il interrogerait la démocratie et commencerait là…) /

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/// Pourtant le peuple avait voté… ///

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Un gars m’explique à la radio, car il faut faire de la pédagogie, qu’il faut s’adapter au monde dans lequel on vit – le monde de la concurrence -, qu’il faut faire des sacrifices et que la Loi El Khomri est, en ce sens, une bonne loi. Ce gars porte, comme tous les autres de sa condition, la bonne parole économique, académique*, la pensée unique type TINA** à la Thatcher, la seule acceptable, semble-t-il. Accessoirement, je ne connais ni son salaire mensuel, ni ses privilèges…
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Rapidement, je pense que certains font des sacrifices quand les autres se gavent de dividendes. Que ces derniers vont continuer à détériorer les conditions de travail de celui qui en a encore un, à fabriquer des chômeurs, à licencier donc, tout en montrant du doigt les “assisté-e-s”. Que les pires d’entre eux cachent des milliards à l’étranger pour ne pas payer d’impôts, tout en déclarant ensuite qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’état et qu’il faut faire des sacrifices.
Mais surtout, c’est le mot là… Oui, ce mot… Concurrence.
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Ma cervelle explose en milliards de morceaux, se désintègre pour saisir le mot et me ramener en 2005, à quelques jours du Référendum.
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Je suis à table et je lui explique pourquoi je voterai “NON”. Lui me répond que tous les médias sont pour le “OUI”, ainsi que tous les économistes et qu’on doit se tromper.
Outre le fait que je veux une Europe d’abord Sociale et que lui pense qu’on peut accepter de commencer par une Europe Économique qui amènera la Sociale, nous convenons ensemble qu’une expression ne passe pas : “la concurrence est libre et non faussée”.
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Le dimanche qui suit, la France vote “NON” :
Le 29 mai 2005 à la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ? », le “NON” recueille 54,68 % des suffrages exprimés.
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Le 04 février 2008, l’UMP et le PS, au congrès de Versailles***, passent en force, afin de pouvoir adopter les mesures refusées par les électeurs : est-ce un déni de démocratie ?
On nous dit maintenant qu’il faut faire des sacrifices parce qu’on vit dans un monde de concurrence. A cause de qui ? Qui en souffre, qui l’a choisi et imposé aux autres ? Qui en profite ?
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L’Oligarchie est au pouvoir. Il s’agit de l’en déloger.
Salut les parano-e-s !
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***Le Monde 04.02.2008 (extrait) : Deux ans et demi après le « non » au référendum au traité constitutionnel européen, les parlementaires réunis à Versailles ont adopté, lundi 4 février, la révision de la Constitution nécessaire avant la ratification, par la France, du traité européen de Lisbonne.
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Le titre XV de la Constitution devait être modifié puisqu’il fait référence au « traité établissant une Constitution pour l’Europe signé le 29 octobre 2004″, rejeté par référendum. Le nouveau texte remplace le précédent, précisant que la République « peut participer à l’Union européenne dans les conditions prévues par le traité de Lisbonne modifiant le traité sur l’Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne, signé le 13 décembre 2007. »
A lire ICI.
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/// 355. / taupe départ ! ///

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Toupetitou : taupe départ !

L’énergie, la concentration, le matos… Tout y est !

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« taupe départ ! » ©E.5131

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/// 354. / bof… ///

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– et alors, toi, sinon…?

– bof…

– ok.

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« bof… » ©E.5131

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/// 353. / à la place… ///

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je t’ai vu et j’ai compris qu’il y avait encore quelque chose à faire ensemble…

Bowie a tiré sa révérence, ici, dans une tempête, tandis que « I’m deranged », « Blackstar » et « Lazarus » tournaient dans le salon…

« Look up here, I’m in heaven

I’ve got scars that can’t be seen » / David Bowie, « Lazarus ».

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dans le pot, à la place

une bouture d’olivier…

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« à la place » ©E.5131

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/// 352. / Bah ça alors© -221- ///

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Toupetitou, une couronne sur la tête, les yeux froncés, vérifie, vérifie, vérifie…

– Et la calculatrice, alors, elle a toujours raison…?
– Bah oui.
– Ah, mais… comment elle fait…?
– Euh…
– Mais elle a quoi dedans…?
– Euh…
– Elle a des petits morceaux d’intelligence dedans…?
– Euh… Tu demanderas à ta maman quand elle rentrera.

Bah ça alors !

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"Bah ça alors©" E.5131

« Bah ça alors© » E.5131

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